Aller au contenu
vortexsites

Ressources

L'hébergement : à quoi sert ce que vous payez chaque mois

Une machine allumée en permanence, quelque part, qui envoie votre site à qui le demande. Voilà ce que c'est, et voilà ce que ce n'est pas.

Hébergement · Environ 3 min de lecture · Publié le

Votre site est un ensemble de fichiers. Pour que quelqu’un puisse les ouvrir depuis son téléphone à trois heures du matin, il faut qu’une machine soit allumée, connectée, et prête à les envoyer. Louer cette machine, c’est l’hébergement.

C’est la même logique qu’un local : vous ne le construisez pas, vous en louez une partie, et vous payez tant que vous l’occupez.

Ce qu’un hébergement comprend

  • De l’espace de stockage pour vos fichiers : les pages, les images, les polices de caractères.
  • De la bande passante : le volume de données envoyées à vos visiteurs. Pour un site vitrine, la question ne se pose pratiquement jamais.
  • Un certificat de sécurité (on dit aussi TLS, ou SSL). C’est le petit cadenas à côté de l’adresse. Sans lui, les navigateurs affichent « site non sécurisé » en toutes lettres, et les visiteurs partent.
  • Des sauvegardes, si elles sont prévues au contrat. Ce n’est pas automatique : c’est une question à poser.

Ce qu’il ne comprend pas

C’est là que naissent la plupart des malentendus.

  • Le nom de domaine est un autre service, chez un autre fournisseur parfois. On peut avoir un hébergement sans domaine, et l’inverse.
  • Les adresses e-mail de type contact@mon-entreprise.fr relèvent d’un service de messagerie, distinct de l’hébergement du site même si les deux sont souvent vendus ensemble.
  • La maintenance est le travail humain : corriger, mettre à jour, remettre en ligne quand quelque chose casse. Un hébergeur loue une machine, il ne répare pas votre site.
  • Les modifications de contenu ne sont jamais comprises dans l’hébergement. Changer vos horaires n’est pas un problème de serveur.

Pourquoi tous les hébergements ne coûtent pas la même chose

Un site vitrine est fait de pages écrites d’avance : le serveur les envoie telles quelles, sans rien calculer. C’est peu exigeant, donc peu coûteux, et très difficile à mettre en panne.

Un site qui gère des comptes, des réservations ou une boutique doit calculer chaque page à la demande et interroger une base de données. Il faut une machine plus puissante, allumée en permanence, surveillée, et sauvegardée plus souvent. Le prix suit.

Si l’on vous propose un abonnement élevé pour un site de cinq pages sans formulaire, demandez ce qu’il contient d’autre que l’hébergement. La réponse est souvent « de la maintenance », ce qui est légitime, mais ça mérite d’être dit.

Les questions à poser

  1. Les sauvegardes sont-elles comprises, et sur combien de temps ? « Oui » ne suffit pas : une sauvegarde de la veille ne sert à rien si le problème date de la semaine dernière.
  2. Puis-je obtenir une copie complète de mon site ? La réponse doit être oui, sans condition. Ce sont vos pages et vos textes.
  3. Où sont hébergées les données ? Utile à savoir, notamment pour ce que vous écrirez dans votre politique de confidentialité.
  4. Quel est le préavis pour arrêter ? À demander avant de signer, pas après.
  5. Que se passe-t-il si le site tombe un dimanche ? Vous n’aurez peut-être pas d’astreinte 24 h sur 24, et ce n’est pas grave. Mais mieux vaut le savoir maintenant que ce jour-là.

Une remarque sur la vitesse

Un hébergement plus cher ne rend pas un site plus rapide, la plupart du temps. Ce qui ralentit un site vitrine, ce sont presque toujours des images trop lourdes et des scripts ajoutés par-dessus : bandeaux, traceurs, polices chargées depuis un autre site, lecteurs vidéo embarqués. Changer d’hébergeur ne répare pas ça.

À lire aussi