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Le nom de domaine : vérifiez qu'il est à votre nom

L'adresse de votre site se loue, elle ne s'achète pas. Et le nom écrit sur le bail n'est pas toujours le vôtre.

Nom de domaine · Environ 3 min de lecture · Publié le · Revu le

Le nom de domaine, c’est l’adresse de votre site : mon-entreprise.fr. C’est ce que vos clients tapent, ce qui figure sur vos cartes de visite, et ce qui apparaît dans les résultats de recherche.

On ne l’achète pas, on le loue

Un nom de domaine ne s’achète pas une fois pour toutes. Il se réserve pour une durée, en général un an, renouvelable. Tant que le renouvellement est payé, il est à vous et personne d’autre ne peut le prendre.

Le jour où le renouvellement n’est pas payé, le nom passe par une période où vous pouvez encore le récupérer, puis il redevient libre. Un concurrent, ou n’importe qui d’autre, peut alors le réserver. Votre site devient inaccessible, vos adresses e-mail rattachées à ce domaine cessent de fonctionner, et les liens qui pointaient vers vous ne mènent plus nulle part.

C’est la panne la plus bête et la plus courante. Elle arrive parce que l’adresse e-mail de rappel appartenait à quelqu’un qui a quitté l’entreprise, ou au prestataire précédent.

Le point qui compte : qui est le titulaire

Pour chaque nom de domaine, il existe un titulaire : la personne ou l’entreprise au nom de laquelle il est enregistré. C’est lui qui décide de son sort : le transférer, le renouveler ou le laisser expirer.

Rien n’oblige votre prestataire à vous inscrire comme titulaire. Beaucoup enregistrent les domaines de leurs clients à leur propre nom, parfois par commodité, parfois pas. La différence se voit le jour où vous voulez partir :

  • Vous êtes titulaire : vous demandez le code de transfert, vous emmenez votre adresse chez qui vous voulez, votre site et vos e-mails suivent.
  • Vous ne l’êtes pas : vous ne pouvez rien exiger. Vous repartez de zéro avec une nouvelle adresse, et vous perdez le référencement accumulé.

Pour les domaines en .fr, le registre est l’Afnic, qui tient un service de recherche public. Ce qu’il affiche dépend du titulaire : quand c’est une personne physique, son nom et ses coordonnées sont masqués par défaut. Si vous ne pouvez pas vérifier vous-même, demandez la confirmation écrite au bureau d’enregistrement.

Les quatre questions à poser

Avant de signer, ou dès demain si votre site existe déjà :

  1. Qui est le titulaire du domaine ? La réponse doit être votre nom ou celui de votre entreprise. Demandez une copie du certificat ou de l’e-mail de confirmation du bureau d’enregistrement.
  2. Chez quel bureau d’enregistrement est-il réservé ? C’est la société auprès de qui la réservation est faite. Il vous faut son nom.
  3. Quand expire-t-il, et qui reçoit le rappel ? L’adresse e-mail de rappel doit être une adresse que vous relevez, pas celle du prestataire seul.
  4. Comment le récupérer si on se sépare ? La réponse attendue tient en une phrase : « vous demandez le code de transfert, il vous est remis ».

Choisir un nom, en pratique

Quelques principes qui font gagner du temps :

  • Court, dictable au téléphone sans épeler. Si vous devez dire « avec un tiret entre les deux mots », c’est déjà trop long.
  • Le .fr convient très bien à une activité française et se retient bien. Le .com n’est pas supérieur en soi.
  • Évitez les mots à orthographe piégeuse et les chiffres, qu’on ne sait jamais écrire en toutes lettres ou en chiffres.
  • Vérifiez qu’aucune marque déposée ne porte ce nom dans votre secteur. La base de l’INPI est consultable librement.

Ce que nous faisons, pour être clair

Nous réservons le domaine à votre place, à votre nom, et nous le renouvelons tant que vous gardez votre abonnement. Nous vous donnons son code de transfert quand vous le demandez. Si vous partez, il reste à votre nom jusqu’à sa date d’expiration : pour le garder au-delà, transférez-le chez le bureau d’enregistrement de votre choix grâce à ce code. Ces phrases n’ont d’intérêt que si vous les vérifiez : posez les quatre questions ci-dessus, à nous comme à n’importe qui d’autre.

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